Une scène techno de plus en plus féminine ?

La sous représentation des femmes dans l’industrie de la dance music est devenu un sujet récurent.

Que ce soit dans les médias, dans le milieu professionnel, dans le sport et bien d'autres disciplines, le sexisme est bien ancré …

Si le sujet est aussi brulant dans la sphère technoïde, c’est comme l’explique Pauline Malmqvist (auteur du mémoire La Place des femmes dans la musique électronique), parce qu’il s’agit d’un microcosme jugé moderne et progressiste, d’une culture dont les pans entiers ont été bâtis par des minorités sexuelles et ethniques.

C’est aussi aux festivals de faire des efforts

Si ces événements sont ceux qui offrent le plus de visibilité aux artistes, ils sont aussi fréquenté aussi par des tourneurs et manager (presque tous des hommes d’ailleurs).

Cependant, la parité est loin d’être au rendez-vous de ces événements électro, le plus vieux festival électro de France, Astropolis (Brest), n’a programmé pour sa dernière édition que 6 filles sur 36 artistes.

Parité, bonne idée ?

Si c’est bien aux programmateurs de faire un effort, la solution n’est pas la parité pure sur la programmation des festivals, mais bien la parité dans leur écoute de présélection.

 

En témoigne dans le magazine Trax, Peggy szkudlarek (Programmatrice à SINNY & OOKO : La Machine du Moulin Rouge - Le Pavillon des Canaux - La Recyclerie - Polar Festival) : «  Des artistes féminins talentueux, il y en a à la pelle et on en trouve à partir du moment où l’on s’intéresse à tout, sans barrière. Pour avoir travaillé avec des programmateurs, la première chose qu’ils font quand ils découvrent un artiste, c’est d’aller voir ses photos. Et quand c’est un homme, ils vont regarder le nombre de fan sur Facebook. Ce sont toutes ces questions préalable qui doivent s’effacer. »

Néanmoins, le sujet progresse, les soirées électro se diversifient de plus en plus. De nouvelles Djettes émergent, mais dans les associations et organisations de soirées, les femmes sont sous-représentées. 

Manque de confiance en elle ? Ségrégation ? Sexisme ? les facteurs sont divers ...

Dans le prochain article, Jean Terechkova (étoile montante de la techno) nous accordera une interview sur le sujet, et son expérience en tant que Djette.

 

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