Auteur : sarah.duliscouet

La Cité de la voile d’Éric Tabarly : Le nautisme sous toutes ses formes

La Cité de la voile d’Éric Tabarly : Le nautisme sous toutes ses formes

La Cité de la voile d’Éric Tabarly : Le nautisme sous toutes ses formes

J’ai décidé de parler d’un sujet qui s’écarte des enjeux environnementaux, et se rapproche du monde du nautisme, car entre la visite culturelle et la sortie en plein air il n’y a qu’un pas. J’habite près de Lorient et je vais de temps en temps dans un bar/restaurant, « La Base » (que je conseille fortement pour son côté chaleureux et sa vue sur le port) qui impose de passer à coup sûr devant la cité de la voile.

Alors que j’étais en primaire, nous avons visité ce musée, je me souviens avoir beaucoup apprécié cet endroit. En 2015, son parcours a été remodelé et en novembre dernier, curieuse de redécouvrir cet endroit fascinant, j’ai mis les voiles vers la presqu’île de Keroman.

La cité de la Voile- Éric Tabarly a été inaugurée en 2008. Du même nom que le grand marin qui a marqué l’histoire de la course au large, le musée est dédié au monde marin mais plus particulièrement à la voile sous toutes ses formes, et un vaste espace d’exposition rend hommage à Éric Tabarly.Amateur ou spécialiste, ce musée peut intéresser petits et grands avec des animations amusantes comme une course de voiliers télécommandés dans un bassin façon océan miniature, ou encore le compteur de tours de winchs.

Vous trouverez au cours de la visite une exposition sur Eric Tabarly, à tous les amoureux de la voile, c’est une exposition à voir. Son parcours et son histoire sont fascinants par la ténacité et l’envie permanente d’innover qui l’animait. Enfin on peut y découvrir en détails tout son palmarès de coureur et on s’imagine bien qu’avec les moyens de l’époque cet homme n’était pas qu’un simple navigateur.


Avis aux intéressés, la cité de la voile est ouverte tous les jours sans exception de 10h à 18h. Pour plus d’informations, vous pouvez visiter leur site internet : http://www.citevoile-tabarly.com

« Planète Océan » : documentaire esthétique et alarmiste

« Planète Océan » : documentaire esthétique et alarmiste


Trop pédagogiques, sérieux, moralisateurs…J’ai longtemps renié les documentaires qui mettaient en lumière les enjeux environnementaux actuels. Non pas que je trouvais ceux-ci inintéressants, mais j’appréhendais d’être accablée d’accusations et d’être beaucoup trop prise par la culpabilité, ceci me vouait à choisir un film des box-office plutôt que l’un d’entre eux.

MAIS j’ai trouvé la perle rare qui m’a fait chavirer par-dessus bord et changer d’avis.

1h30, qui passent en coup de vent

« L’océan est le poumon bleu de la planète », voilà la phrase qui m’est restée après avoir vu ce magnifique film de Yann Arthus Bertrand et Michael Pitiot (2012). C’est un bol d’air frais que l’on se prend en pleine face. Des images à couper le souffle, une immersion dans les profondeurs, et un retour dans le passé, avant même que nous existions. Les réalisateurs retracent le « parcours de la vie » des hommes mais aussi des fonds marins. Et c’est un voyage, un beau voyage aux quatre coins du monde. Une explication claire, avec des mots simples, comme un cours de Sciences et vie de la terre, d’Histoire, en plus divertissant, en plus concret.

Un bol d’air frais certes, mais aussi une prise de conscience certaine

On ne va pas se le cacher, nous, humains, sommes responsables de la dégradation de l’environnement et autres dérèglements climatiques. La pollution des eaux, la surpêche, le réchauffement climatique avec la fonte des glaces, le réchauffement des eaux qui impacte l’écosystème marin…Tous les sujets y passent. Mais ce documentaire est loin d’incriminer l’homme de façon brutale.  Tout au long du film, nous sommes guidé par la voix-off. Le réalisateur nous entraine à travers le monde et nous immerge dans les eaux des 5 continents. Le message fort mais difficile à faire entendre. Cependant, le spectateur est captivé : la musique, l’intonation, les mots, donnent un poids aux images et amène le spectateur à réagir.

Comprendre la situation actuelle

L’idée ici, c’est le constat de la situation sur terre et sous les mers, et par. Je pense que les réalisateurs ont su amener par leurs remontés dans l’histoire pour rien. Informer uniquement sur la situation actuelle aurait été inefficace si ce n’est de dresser un portrait négatif sur le fonctionnement de notre société actuelle. Et oui, quand le film va s’arrêter tu vas culpabiliser, c’est évident. Mais saches que tu ressortiras de là en ayant appris énormément et une envie de changer les choses et de participer à ce changement. 

Il y a donc un aspect informatif, préventif, et alarmiste sur les risques dues à l’activité humaine et tu ressortiras de là avec l’envie de participer au changement, de bouleverser tes habitudes et d’être à l’écoute et ouvert aux idées environnementales.

« La question environnementale est devenu un sujet de discussion, mais la discussion n’est pas suffisant, à ce rythme je cours à la catastrophe »

Le film est disponible en HD sur la chaîne Youtube de Planete Ocean : https://www.youtube.com/watch?v=QWn6ttf9NRg&t=18s

La Base de sous-marins de Keroman : site historique et culturel

La Base de sous-marins de Keroman : site historique et culturel

Dans un précédent article, je vous ai parlé de la Cité de la Voile – Éric Tabarly, le musée situé à la base de sous-marins de Lorient qui s’étend sur la presqu’île de Keroman.

Finalement j’en suis venue à vouloir vous parler du lieu phare de Lorient qu’est la BSM et les blocs K (K pour keroman pour la petite anecdote). C’est un cadre fabuleux pour les amateurs de voile, d’histoire, ou pour tout simplement les petits curieux qui cherchent un endroit sympa où se balader.

Voici quelques visites qui pourraient vous intéresser :

La visite du sous-marin Flore : immersion

C’est grâce à mon père, ancien sous-marinier dans la Marine Nationale, que j’ai été amenée à en visiter un. Il a navigué sur différents sous-marins, dont « la Vénus », copie du « Flore », un sous-marin exposé au centre de la base. Réincarné en musée, l’intérieur a été aménagé pour accueillir les visiteurs tout en gardant l’authenticité des lieux de vie.

C’est une expérience unique. C’est très intéressant de voir comment vivait l’équipage à bord, l’organisation dans un espace restreint et une promiscuité durant toute la patrouille. Et en parallèle, le musée vous présente différents sujets comme l’histoire militaire du 20ème siècle ou la procédure de plongée sous forme de film ou d’animation.

Visite d’un bunker : Retour sur la Seconde guerre mondiale

En sortie scolaire, j’avais visité les bunkers et j’avais pu monter sur le toit de l’un d’entre eux avec un guide qui nous retraçait l’histoire de ces lieux. Nous avions une vue imprenable sur l’océan, la base, la rade et les environs.

Le complexe de bunkers, appelés aujourd’hui k1 K2 K3 qui datent de la seconde guerre mondiale, ne présente pas seulement des blocs de béton gigantesque, mais renferme une histoire passionnante.

Aujourd’hui, la base sous-marine est un site historique de la ville de Lorient, qui a reçu le label patrimoine du 20ème siècle. Si bien que Lorient a accueilli en 2015, la « Volvo Océan Race » sur les quais de Keroman. L’année prochaine, la course n’y fera pas étape mais on peut croiser les doigts pour les années à venir.

Bref, vous pouvez organiser votre journée et votre visite avec des pauses restauration, lecture, balade, dans un cadre unique, bercé par le clapot des vagues sur les coques, le bruits des mâts, et bien sûr les cris des mouettes le long des quais.

L’art de Sensibiliser

L’art de Sensibiliser

Les artistes eux aussi ont leur mot à dire concernant le réchauffement climatique, mais à leur manière.

Je vous présente quelques exemples qui m’ont marqué.

©HULA

Réchauffement climatique 

Plus récemment, j’ai découvert l’artiste Hawaïen Sean Yuro, aussi appelé HULA qui réalise des œuvres de street art. Cette série d’œuvres est originale et évolue de façon naturelle puisque les portraits de femmes se retrouvent immergés selon les crues. Ces dernières réalisations, qu’il classe dans son album « water », ont pour but de sensibiliser au réchauffement climatique et plus précisément à la fonte des glaces, d’où la montée des eaux. A la fois éblouissantes et angoissantes, ces réalisations illustrent un phénomène environnemental alarmant.

 

Portfolio web http://byhula.com/


Pollution : l’association Washed Ashore

 

Regardez attentivement cette photo ?

Au premier abord, avez-vous remarqué qu’il s’agissait d’objets en tous genres ?

En fait, tous ces objets ont été collectés sur les plages, triés, manipulés et assemblés pour former des sculptures artistiques et il faut le dire, plutôt impressionnantes. C’est la démarche d’une association américaine qui incite les gens à travailler ensemble et participer au nettoyage des plages et des océans, que ce soit à petite échelle, chaque geste a son importance.

Outre l’aspect esthétique, ces œuvres portent un réel message, l’idée est originale et percutante.

“We create Art to save the sea !”

Site internet : http://washedashore.org/

EKOSEA : plateforme de crowdfunding des projets liés à la mer

EKOSEA : plateforme de crowdfunding des projets liés à la mer

"L’autre jour, j’ai adopté un bénitier géant"

On connait tous le concept des cagnottes en ligne, le saint Graal de la gestion financière pour le futur cadeau d’anniversaire de ton meilleur pote. Depuis quelque temps maintenant des sites de cagnottes en ligne sont apparus. Le but est généralement de financer des projets de particuliers ou professionnels nécessitant une somme d’argent conséquente, ou non.

Et un jour, par hasard je suis tombée sur une nouvelle plateforme : EKOSEA, créé par une équipe de passionnés qui a décidé de surfer sur la tendance du crowdfunding. Alors EKOSEA, c’est un peu le « Kiss kiss bank bank » dédié au monde maritime et à l’écologie. Même concept, même fonctionnement. Rien n’est imposé, chacun donne ce qu’il veut, et ce concept est génial, pas de solde minimum, pas de limite non plus. Il rassemble des projets très variés : allant du financement d’un livre photo ou d’un film à l’organisation d’une compétition, en passant par la mise sur le marché d’un produit innovant, il y en a pour tous les goûts.

Alors ici, je ne dirais pas que le but est de se ruiner et de participer à tous les projets ; mais de temps en temps, ça fait du bien de sentir qu’on a fait une bonne action et que l’on a contribué à un projet qui nous anime et dont on connait la finalité. Outre la bonne action de la journée, le concept est intéressant car il offre de la visibilité à des associations ou des individus n’ayant pas la possibilité de toucher autant de publics.  Aussi, il permet à chacun d’être informé, car le site recense un grand nombre de projets dans le domaine de la mer dont on n’a pas forcément connaissance, que ce soit près de chez nous, ou à l’autre bout du monde.

Il y a quelques jours, c’est un programme de conservation du corail qui a attiré mon attention. J’ai participé à la collecte de fonds pour ce programme situé à Bali, lancé par « Nusa Dua Reef Foundation » en vue du « développement d'une nouvelle zone de réhabilitation des coraux ». Quelque part au milieu de l’océan, j’ai adopté bénitier géant, et rien que ça, ça me fait plaisir.

Je vous invite à y jeter un œil à l’adresse suivante https://ekosea.com/?locale=fr

©EKOSEA