L'Efficacité au travail!

L’Homme est un être de raison… et d’émotions!

La Musique dans la peau

Le soir du Mercredi 15 Octobre, le Groupe Parcels donnait un concert au Stéréolux. Leur prestation fut remarquable, il faisait chaud, et les riffs de guitare de Jules Crommelin semblables à ceux de Daft Punk firent danser toute la foule pendant plus d’1 heure de show.
J'y ai 
passé un moment vraiment agréable, durant lequel la musique m’a permis de me détendre et de laisser mon corps se lâcher à son rythme. A cet instant, aucun raisonnement n’était entrain de m’animer. 

Fred Lombard

Parcels © Fred Lombard

La Place des émotions dans la tradition philosophique

Or, dans la grande tradition philosophique occidentale, qui remonte de Platon jusqu’aux lumières du XVIIIe siècle, en passant par Thomas d’Aquin, la place accordée à nos émotions et nos sentiments est réductrice et parfois même péjorative.

En effet, la raison est au contraire hissée  au rang de condition essentielle à l’éducation, à la réussite, et à la bonne conduite de l’être humain. Si je les oppose ici artificiellement, on les articule plutôt d’une autre façon cependant.

Les différentes zones cérébrales du cortex
Portrait de René Descartes

La structure cérébrale de l'Homme

On décompose souvent le cerveau en 3:

Le cerveau primaire, qui se charge de  nos besoins élémentaires (manger, boire, dormir…), qui laisse le relais au cerveau émotionnel. Ce cerveau s’est développé lorsque l’être humain s’est mis à vivre en société, et s’il n’est pas nécessaire à notre survie, il s’est imposé de façon intégrante dans ce que nous sommes. C’est de ce cerveau « collectif » d’où naissent nos pulsions, nos peurs, nos complexes… Vient en dernier lieu le cerveau rationnel, qui conduit l’homme à se questionner. Affranchi de besoins, ce cerveau permet à l’homme de penser, de réfléchir et donc d’acquérir des connaissances.

 

Les émotions sous-estimées

Du fait de la fragilité du cerveau émotionnel, ce dernier est donc critiqué:

⁃ comme centre des pulsions socialement inacceptables,

⁃ comme récepteur de messages manipulateurs, qu’ils soient d’origine politique, médiatique ou publicitaire

⁃ comme limite à notre raison

Plus encore, dans Les passions de l’âme, Descartes défend l’idée que nous devons contrôler nos passions, qui nous empêcheraient de laisser notre raison libre de penser et de se faire une connaissance du réel.
Pourtant, sans nos passions, nous ne serions pas ce que nous sommes.

 

Redonner sa place aux émotions

La relation qu’entretiennent d’ailleurs les émotions avec notre raison est explicative de notre fonctionnement, et explique pourquoi, lors d’un concert, je vais ressentir avant de questionner et comprendre. 

De même, si nous sommes des êtres questionnants, n’est-ce pas pour devenir heureux ? Et du même coup, pour satisfaire nos passions et notre cerveau émotionnel ?

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