« La fille du train » est sorti en salle le 26 octobre : un film adapté du roman de Paula Hawkins

Après avoir été un best seller planétaire, le thriller psychologique de la romancière britannique Paula Hawkins arrive sur les écrans français dans une adaptation brillante signée Tate Taylor avec Emily Blunt en tête d’affiche. Tate Taylor est connu notamment pour avoir réalisé « La couleur des sentiments » qui a recueilli plus de 46 millions de dollars de recettes. Pour le rôle de Rachel dans « La Fille du train », Emily Blunt que l’on connait dans «  Le Diable s’habille en Prada », n’a pas hésité à écorner son image de beauté anglaise. Sa performance a de grandes chances d’être récompensée aux Oscars.

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Connaissez-vous l’histoire terrible de Rachel, Anna et Megane ?

Au départ j’ai pensé à un destin prévisible vouant Rachel, alcoolique et divorcée, à une vie de remords et de chagrin. J’ai pensé qu’après m’avoir montré que Rachel prenait le train tous les jours à la même heure, on me demanderait d’établir un lien logique entre son habitude et le fait qu’elle puisse tuer la nouvelle épouse de son ex-mari. Tous les jours, à la même heure, dans le même train, à travers la vitre, Rachel regardait Mégane les yeux vitreux, emplis de haine et de désespoir. Mégane, jeune fille blonde et resplendissante, était la voisine d’Anna et gardait sa fille Ivy. Parfois, sur le ponton de sa maison Mégane embrassait langoureusement un jeune homme séduisant. Anna quant à elle, berçait tendrement la petite Ivy en la contemplant avec l’affection naturelle d’une mère épanouie.

Rachel connait Anna, car celle-ci est la nouvelle épouse de son ex mari, Tom. Anna a peur de Rachel ou plutôt redoute qu’un jour elle revienne reprendre ce qui lui était de droit. D’autant plus que Tom recevait des appels et des messages incessants provenant d’un numéro inconnu.

               Un jour, les corps de Mégane et Tom sont retrouvés sans vie. Tout deux ont été sauvagement assassinés, mais ce n’est pas ce que vous croyez.


MERCI QUI ? MERCI PAULA HAWKINS !

En effet, le film a été adapté du roman écrit par l’écrivain britannique Paula Hawkins publié en 2015. Je ne connaissais pas Hawkins avant La fille du train, mais autant vous dire que je prendrai plaisir à rattraper mon retard. Le style fait penser à Stevenson. Ce polar est vif, haletant, nerveux, il prend aux trips et semble se jouer de vous, en un mot : jouissif. Le suspens débute dès les premières pages et ne vous quitte pas. Jamais. Aucun répit, aucune de pause, l’action s’enchaîne et se déroule sans temps mort. Et puis il y a l’ambiance qui y règne. Cette atmosphère lugubre au sein de laquelle, étrangement, on se sent bien. Les points de vues alternent si bien que quand on pense avoir trouvé des réponses, elles s’envolent tout de suite après, détruisant ainsi les pièces du puzzle que nous avions consciencieusement assemblées. Toutefois on continue, encore et encore sans relâche. Il y a quelque chose dans l’oeuvre d’Hawkins qui pousse à mener l’enquête, à réunir les indices pour connaître le fin mot de ce drame. On se prend au jeu, redoutant l’arrivée des dernières pages. Il est devenu pour moi, je dois bien l’avouer, une véritable obsession. Vous ne prendrez plus jamais le train comme avant.