Une Belle surprise

Zacharie Chasseriaud, Veerle Baetens et Manu Payet dans Un Début Prometteur, Crédit Photo: Nolita, D8 Films, Emma Luchini

Emma Luchini, fille de l’illustre Fabrice Luchini, offre avec Un Début Prometteur une comédie rafraîchissante teintée d’une réelle émotion, appuyée par un trio d’acteurs très convaincants : Manu Payet, Veerle Baetens et Zacharie Chasseriaud.

La fille du fantas(ti)que Fabrice Luchini n’est pas sans reste. Son Début Prometteur dévoile la fragilité masculine à travers ses trois générations d’hommes incarnées par Fabrice Luchini (le père), Manu Payet (le fils) et le jeune Zacharie Chasseriaud (le petit frère). Ces 3 hommes se retrouvent chamboulés par l’arrivée dans leurs vies de la lumineuse Veerle Baetens.

Des acteurs brillants

Mention spéciale pour Manu Payet qui, dans un registre inhabituel, interprète à merveille ce déçu de l’amour alcoolique, entre réel humour et fine mélancolie. Mais la véritable révélation, c’est la belge Veerle Baetens. Toute en grâce et subtilité, elle subjugue les 3 hommes avec une interprétation de « Mes hommes » de Barbara dans une des plus belles scènes du film.

Pour ce qui est de Fabrice Luchini, sa fille a eu l’intelligence de le placer dans un rôle quasi-secondaire et à l’opposé de la grandiloquence qu’on lui connaît. Il est très juste dans ce père résigné, un peu dépressif, qui se passionne pour les fleurs et les enchères sur Internet.

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Fabrice Luchini, Zacharie Chasseriaud, Manu Payet et Veerle Baetens dans Un Début Prometteur, Crédit Photo: Nolita, D8 Films, Emma Luchini

Enfin une bonne comédie française

Malgré quelques faiblesses scénaristiques et des dialogues parfois lourdingues, Un début prometteur s’avère être une comédie française bien ficelée qui évite la plupart des lourdeurs du genre. Sans être un chef-d’oeuvre, ce petit film a le mérite de pouvoir faire apprécier ce genre trop souvent indigeste de la comédie romantique française. On se rappelle avec douleur des récents exemples d’Amours et Turbulences et de L’amour dure trois ans (pour ne citer que ceux-là) des sieurs Bedos et Beigbeder, comédies non-drôles, films mielleux et narcissiques qui empilaient les clichés. Une belle surprise donc que ce Début Prometteur.