Knight Of Cups: la fin du système Malick?

KoC-16057_R_CROP (l to r) Natalie Portman stars as ‘Elizabeth’ and Christian Bale as ‘Rick’ in Terrence Malick's drama KNIGHT OF CUPS, a Broad Green Pictures release. Credit: Melinda Sue Gordon / Broad Green Pictures

Natalie Portman et Christian Bale dans Knight Of Cups, Crédit Photo: Dogwood Films, Waypoint Entertainment, Terrence Malick

Avec Knight Of Cups, le réalisateur de La Ligne Rouge Terrence Malick revient seulement 3 ans après son précédent film A La Merveille. Au casting: Christian Bale, Natalie Portman, Cate Blanchett et Antonio Banderas. De quoi nous faire saliver à première vue?

Depuis la sensation Tree Of Life pour lequel il a reçu la Palme d’Or au Festival de Cannes, on a l’impression que Malick se sent pressé par le temps et enchaîne donc les films, prenant conscience d’une carrière pour le moins clairsemé (7 films en 40 ans). Un an après Tree Of Life, c’était A La Merveille qui sortait en salles, suivi en 2015 de Knight Of Cups.

Knight of Cups figure la quête existentielle d’un scénariste d’Hollywood à travers le chaos de sa vie amoureuse, l’opulence de sa vie de dragueur mondain et la rancœur qu’il entretient envers son père.

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Crédit Photo: Dogwood Films, Waypoint Entertainment, Terrence Malick

Déception

Pour son 7eme long-métrage, Terrence Malick s’abandonne, comme dans son précédent film à un lyrisme trop appuyé qui laisse le spectateur à l’écart et le prive de réelles émotions. La même recette n’amène donc pas le même résultat. Dans Tree Of Life, le lyrisme envahissant était justifié par la dimension métaphysique du film, reliant le cosmos à la vie et l’enfance du héros, partagé entre un père terrifiant et une mère aimante.

Ici, Malick s’enfonce un peu plus dans sa propre caricature et transforme la force poétique de son cinéma en un défilé de plans somptueux mais inutiles sur fond d’une voix-off fatigante, assénant des banalités parfois à la limite du ridicule.

On ne peut que saluer l’originalité de ce réalisateur iconoclaste qui a réellement marqué de sa patte le cinéma depuis 40 ans. On déplore d’autant le fait qu’il se soit enfermer dans un système de plus en plus fermé et inaccessible.